source: Robert-Havemann-Gesellschaft/Dirk Vogel
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Marianne Birthler

née en 1948 à Berlin

Son charisme et ses qualités rhétoriques ont fait de Marianne Birthler en octobre 1989 l'une des plus éminentes représentantes des cercles d’opposition. Le 4 novembre 1989 sur Alexanderplatz, elle prit la parole au nom du comité d'opposants Initiative Frieden und Menschenrechte (Initiative pour la paix et les droits de l'homme). Dans sa longue et singulière fonction de déléguée fédérale chargée des dossiers de la Stasi, elle continue à incarner à la fois le testament et l'héritage de l'opposition en RDA.

Malgré sa défection du mouvement de la Jeunesse libre allemande (FDJ), Marianne Birthler passa son bac, termina ses études de commerce international en 1972 et travailla au commerce extérieur de la RDA. À la naissance de sa deuxième fille, elle quitta ce poste et s'investit dans le bénévolat au sein de l'Église. En 1976, elle débuta une formation de catéchiste et de diaconesse. À l'issue de cette formation, elle travailla dans une paroisse de Berlin. C'est là qu'elle entra en contact dans les années 1980 avec le milieu très disparate des opposants dans le giron de l'Église.

Chrétienne engagée, elle devint en 1986 l'un des membres fondateurs du cercle Solidarische Kirche (Église solidaire), un groupe d'opposition interne à l'Église, qui réclamait autant la démocratisation de l'Église que celle de la société est-allemande. À partir de 1988, devenue conseillère à la Jeunesse du Rectorat municipal, elle s'engagea principalement aux côtés du comité Initiative Frieden und Menschenrechte. Lorsque des élèves du lycée Carl-von-Ossietzky furent exclus de l’établissement pour motifs politiques, Marianne Birthler coordonna les manifestations et devint l'initiatrice de l'école du soir pour jeunes avec un programme d'enseignement différent. À côté de cela, elle eut particulièrement à cœur de faire connaître les différents groupes d’opposition de Berlin et de les organiser en réseau à l’échelle du pays. Ceci fut mis en œuvre grâce au groupe des permanences téléphoniques, qui, au prix de longs efforts, fut accueilli dans les locaux de la paroisse de Gethsémané. Après la répression des manifestations des 7 et 8 octobre 1989 à Berlin, elle participa à la collecte des témoignages et à leur publication. Au début du mois de novembre, elle fit partie d'une commission d'enquête parlementaire en charge de contrôler l'instruction hésitante du gouvernement de la RDA et de démasquer la violence policière.

À partir de mars 1990, Marianne Birthler devint porte-parole du parti Bündnis 90/Grüne à la Chambre du Peuple. En octobre 1990, elle fut élue pour Bündnis 90 au Landtag de Brandebourg et devint ministre de l'Enseignement du premier gouvernement de coalition. Au bout de deux ans, elle démissionna après que le ministre-président Stolpe fut démasqué pour ses activités d'informateur au service de la Stasi. Prise entre la loyauté envers son gouvernement et la critique qui s'imposait, elle choisit le départ. En 1993, Marianne Birthler devint porte-parole du nouveau parti Bündnis 90/Die Grünen et en septembre 2000, elle succéda à Joachim Gauck à la tête de l'administration chargée de la conservation, de la gestion et de l'administration des documents hérités de la Stasi. Son deuxième et dernier mandat prend fin en 2011.

Reinhard Weißhuhn

À l'automne 1988, des lycéens sont exclus de leur établissement pour des raisons politiques. Partout en RDA, des personnes se solidarisent et discutent des dysfonctionnements du système éducatif. Marianne Birthler (en haut à gauche) crée l'école du soir en faveur d'un enseignement différent, Anders lernen. Les jeunes y apprenaient à traiter de façon autonome des sujets tabous dans les écoles est-allemandes.
source: Privatarchiv Marianne Birthler
Am 23. Oktober 1989 in Ost-Berlin. Vertreter oppositioneller Gruppen stellen den internationalen Medien einen hundertseitigen Bericht über die Polizeieinsätze vor – Marianne Birthler (sitzend 3. v. r.).
source: Bundesarchiv/183-1989-1023-019/Bernd Settnick
« Il faut réfléchir à la question du pouvoir et aux moyens de le contrôler. » (Marianne Birthler, Initiative Frieden und Menschenrechte)
source: Bundesarchiv/183-1989-1104-043/Hubert Link
Während der Volkskammersitzung am 28. September 1990 kommt es zu heftigen Auseinandersetzungen zwischen den Abgeordneten über den Umgang mit den Stasi-Akten. Marianne Birthler (vordere Reihe 4. v. r.).
source: Andreas Schoelzel
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