Manifestation du syndicat polonais Solidarność à Częstochowa, ville de pèlerinage en Pologne. Le syndicat illégal Solidarność devient un mouvement de masse qu'on ne pourra plus arrêter.
Source: AP Photo

Ce pays n’est pas le nôtre - les cultures jeunes

La RDA attend de la jeunesse qu'elle participe à la construction de l'État communiste avec enthousiasme et qu’elle prenne sa défense à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais les intérêts de la plupart d'entre eux se trouvent ailleurs, ils ont leur propre conception de la vie. La jeune génération se dérobe au paternalisme étatique.

Les jeunes de RDA sont entièrement soumis à l’idéologisation, sont astreints à des mesures de discipline et subissent un contrôle social total. Le parti d'État SED met l’accent en particulier sur l'éducation prémilitaire. Cette tâche incombe au mouvement de jeunesse officiel, Freie deutsche Jugend (FDJ). Elle revendique la représentation de l’ensemble de la jeunesse, mais échoue à long terme devant la disparité des intérêts.

Des courants de cultures jeunes alternatives se développent. Les courants venant de l’Occident leur servent de modèle pour la musique, l’habillement et une existence libre. Ils tournent le dos au modèle de vie communiste qu’on leur impose. Les mordus de blues, les auto-stoppeurs et les punks provoquent consciemment ou inconsciemment le gouvernement et risquent parfois de graves sanctions. Certains jeunes se politisent et rejoignent les groupements pacifistes et écologistes.

L'étudiant Roland Jahn est exclu de l'université parce qu'il a osé critiquer l'expulsion de l'auteur-compositeur Wolf Biermann. Jahn attire régulièrement l'attention sur les dysfonctionnements en RDA par des actions spectaculaires. Arrêté en 1982, il sera expulsé vers l'Allemagne de l'Ouest en 1983.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft/Manfred Hildebrand
Contrôle d’identité sur Alexanderplatz à Berlin-Est en 1980 : les policiers contrôlent les jeunes qu'ils jugent non-conformistes. Il s’ensuit souvent des arrestations sans motif et de longs interrogatoires.
Source: Harald Hauswald/OSTKREUZ
[Translate to Französich:] Jugendliche während der wehrsportlichen Ausbildung 1984. Zum Zweck der Disziplinierung und sozialen Kontrolle betreibt die Staatspartei SED die Militarisierung der Gesellschaft. Jugendliche müssen an Schulen, Universitäten oder während der Lehrzeit die vormilitärische Ausbildung absolvieren.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft/Volker Döhring
Rencontre de la Pentecôte du mouvement de jeunesse officiel, FDJ, en 1984 à Berlin-Est
Source: ullstein bild/Schneider
[Translate to Französich:] Punks rebellieren gegen den grauen, eintönigen Alltag in der DDR. Ihr provokantes Aussehen und ihre anarchische Gesinnung machen sie in den Augen der DDR-Führung zu potenziellen Staatsfeinden. Sie werden kriminalisiert und geheimdienstlich überwacht.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft/Volker Döring
[Translate to Französich:] Neonazis in Berlin-Lichtenberg im Mai 1984, dokumentiert von der Staatssicherheit. Anfang der 1980er-Jahre tauchen die ersten Skinheads in der jugendkulturellen Szene auf. Wenige Jahre später entstehen neonazistische Zusammenschlüsse mit Führungskadern und festen Strukturen, die sich von der jugendkulturellen Bewegung ablösen und DDR-weit vernetzt sind.
La « Bannière étoilée » à Berlin-Est : le 19 juillet 1988, au vélodrome de Berlin-Weißensee, 160 000 fans assistent au concert du rockeur américain Bruce Springsteen. À la fin des années 1980, le mouvement de jeunesse officiel FDJ tente par ce genre de concerts de satisfaire la jeunesse en mal de musique occidentale.
Source: Gerhard Gäbler/Leipzig
[Translate to Französich:] Kritik an den Verhältnissen: Songtext der Leipziger Punkband Wutanfall von 1981.
Convocation policière datant du 9 avril 1984. La police convoque des jeunes anti-conformistes au commissariat, généralement sous prétexte de vouloir « clarifier des faits ». S'ils ne se présentent pas, des mesures coercitives s'ensuivent. L'objectif est de créer un climat de peur et d’insécurité.
Source: archiv:toomuchfuture
Les jeunes anti-conformistes et les opposants politiques se voient souvent confisquer leur carte d'identité. Ils obtiennent alors une carte temporaire, appelée PM-12, qui limite fortement leurs déplacements à l'intérieur de la RDA. Les déplacements dans les autres pays du Bloc de l'Est leur sont alors interdits.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft
Extrait du code pénal de la RDA. Les groupements critiques envers le système sont soupçonnés d'exercer des activités subversives. Ils sont passibles d'amendes élevées et de longues peines d'emprisonnement.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft

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Roland Jahn - Jugendkulturen

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