Manifestation du syndicat polonais Solidarność à Częstochowa, ville de pèlerinage en Pologne. Le syndicat illégal Solidarność devient un mouvement de masse qu'on ne pourra plus arrêter.
Source: AP Photo

Les arrestations et les expulsions

En 1987, le gouvernement de la RDA entreprend une nouvelle fois de faire taire ses détracteurs. Des opposants de Berlin-Est sont arrêtés. Après de vives protestations, ils sont libérés. Une nouvelle vague d'arrestations en janvier 1988 contraint des militants pour les droits civiques célèbres à quitter la RDA.

Église de Sion à Berlin-Est, le 25 novembre 1987. L'église accueille une veillée de protestation. Les participants viennent s'informer sur le sort des collaborateurs de la Bibliothèque de l'environnement arrêtés la nuit précédente, ainsi que sur les actions de protestation en faveur de leur libération.
Source: Robert-Havemann-Gesellschaft

En novembre 1987, la situation semble propice pour démanteler l'opposition en RDA. Le chef d'État Erich Honecker est en visite officielle à Bonn, où il est reçu par le chancelier Kohl. Après cette rencontre germano-allemande au sommet, le SED gagne en confiance et s’attaque aux opposants par des arrestations. Ces mesures soulèvent une vague de protestations dans le pays. Des actions de solidarité en faveur des victimes ont lieu dans de nombreuses villes. En RFA aussi, on réclame la libération des opposants. Le gouvernement de la RDA cède à la pression de l'opinion publique et libère les personnes arrêtées.

En janvier 1988, les militants pour les droits civiques et la démocratie manifestent. Une nouvelle fois, des arrestations s’ensuivent. La menace de peines s'élevant à plusieurs années force la plupart des victimes à partir à l’Ouest. L'opposition semble affaiblie. Mais les protestations s'intensifieront au courant de l'année.

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